samedi 18 octobre 2008

Invitation au voyage chez Rose et son roman.

Jusqu’au 12 janvier, c’est autour d’une tasse de thé que vous pourrez contempler les peintures, sculptures et carnet de voyage de Catherine Lê Van, artiste d’origine vietnamienne.

18h30. Une foule de connaissances, d’habitués, peut-être, et de curieux, se presse à la librairie Rose et son roman. On bavarde, on tourne des pages et plus particulièrement ce soir, celles d’un intrigant autre livre rouge aux promesses orientales : Mon Oncle de Hanoï. Entre deux échanges, Catherine Lê Van, paisible et attentive, se souvient : « Je suis allée au Vietnam pour la 1ère fois en 1994, avec mon père. Nous avions toujours rêvé de partir sur les traces de nos ancêtres, à la rencontre de notre famille ; ce pays nous fascinait ». Le petit livre rouge est en fait son carnet de voyage, qui rassemble les dessins, croquis de lieux, visages et autres instants intimes du séjour, ainsi que de courts textes racontant son histoire de famille. « J’ai découvert la maison de mon oncle, mes cousins, leur façon de vivre et surtout, une nouvelle source d’inspiration. J’ai eu envie de travailler autour de thèmes différents ». Depuis, elle y passe environ un mois par an, à la recherche notamment des objets traditionnels qu’elle place au centre de sa peinture : paniers à riz confectionnés dans des tribus vietnamiennes, pots en bronze, paniers de pêche salis par le temps… Des objets neutres mais confidentiels, dont elle efface un peu du caractère exotique. Les couleurs, plutôt sombres, ainsi que l’absence de superflu, de détail, confèrent à ses toiles une allure occidentale en vogue. « J’ai eu l’occasion de rencontrer de jeunes artistes vietnamiens, lors de mes séjours : ils se dirigent vers une peinture de plus en plus moderne et recherchent de nouveaux supports d’expression. La soie et la laque, par exemple, sont délaissées au profit de techniques aux influences européennes évidentes ». Mais pour l’artiste, qui travaille également depuis toujours sur le thème de la mer, ces voyages sont aussi l’occasion de découvrir des méthodes plus traditionnelles et de subir en retour, l’influence orientale. Papier de riz, encre de Chine, portraits aux tons plus doux et plus évocateurs… La peinture de Catherine Lê Van, sobre et sophistiquée à la fois, a quelque chose qui lui ressemble. Son prochain départ est, quant à lui, fixé pour la fin du mois de novembre.

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