mardi 27 janvier 2009

Les chiffres sur un plateau


C'est à l'INSEE, autour d'un coktail aventurier, de présenter ses voeux à la presse... pour la 1ère année : l'occasion de revenir sur quelques points clef.
- L'année 2008 reconnaît pour la première fois juridiquement, l'indépendance de la statistique publique. "Une assurance, pour la démocratie" assure Dominique Perrin, directeur régional.
- Les partenaires de l'INSEE, commanditaires d'une étude statistique (services de l'Etat, préfecture ou Conseil Général...), s'engagent à la publier (des bureaux d'étude privés existent, qui peuvent garder les leurs secrètes).
- Le CNIS (Conseil national de l'information statistique), discute de la pertinence des thèmes d'étude suggérés, par rapport à leur finalité ou à leur place dans l'information. "L'ambition de l'INSEE est toujours d'éclairer le débat sur la société. Parfois, ce constat déplaît: mais les faits sont têtus, on n'y peut rien".
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2 problèmes à surmonter dans un avenir proche: "la crise des experts" d'une part, génératrice de prospectives économiques erronées, les messages trop pessimistes du "syndrome météo" d'autre part : une fâcheuse tendance à maximaliser l'alerte à la moindre probabilité de danger.
- Les indicateurs pour l'année à venir, cependant, se montrent peu favorables.

samedi 24 janvier 2009

Expo « Highway » : vitesse et vertige de la route

Avant de la conduire à Londres, le peintre et dessinateur Piotr Barsony gare son exposition chez Rose et son Roman. En place jusqu’au 15 mars.

Dimanche après-midi. Route déserte, rideaux baissés et portes closes. Venu tout droit de Paris, Piotr Barsony a étalé ses œuvres sur le parquet d’une librairie, entre escabeaux et café chaud. Dans un carton, près de 100 petites « femmes idéales », reproduites à l’identique et fixées sur des châssis, attendent de trouver leur place : les couleurs, déclinées presque à l’infini, leur confèrent un côté pop toujours en vogue. Mais pour l’heure, on s’occupe de leurs grandes sœurs, en taille adulte : pourquoi ne pas les installer sur les portes ?
Pas de doute, jean taille basse et casquette vissée sur la tête, l’artiste sait ce qu’il veut. Le thème, c’est la route : il ne craint donc pas la surcharge sur les murs, le flot des images comm
e celui des voitures. Et tandis qu’elles s’affichent à coups de marteau, les unes à côté des autres, les planches racontent leur histoire. « La route est un thème universel, un code qui fonctionne très bien si tout le monde le respecte », s’enthousiasme Piotr Barsony. « Sauf pour le cerf : il ne sait pas lire et traverse toujours à l’improviste ». Représenté d’abord en contour symbolique (celui, bondissant, des panneaux signalétiques en forêt), il ne devient réel (mais mort), qu’après le passage accidentel d’une voiture... Un triptyque déroutant.
Permettant enfin le jeu des reflets et de la transparence, le polyester est la matière qu’il préfère : « on se voit dans les tableaux presque comme dans un miroir ». Story board ou road movie, ses planches plastifiées ont des allures de poster tendance : « on dirait New York », commentera-t-il depuis un fauteuil, ravi de l’installation. Une ambiance moderne, extra-terrestre, un peu dangereuse… S’y arrêter d’urgence.



mardi 20 janvier 2009

"De l'audace!", dit le MEDEF

Le MEDEF Champagne-Ardenne invitait la presse à déjeuner ce lundi 19/01/09, l'incitant à communiquer sur la nécessité d'investir et de consommer, plutôt que de laisser l'argent dormir sur un livret bancaire. Si presque tous les secteurs voient leurs carnets de commandes remplis pour le 1er trimestre, l'avenir est moins certain: les entreprises attendent les engagements rapides du gouvernement et l'audace constructive du public pour relancer leurs activités.
En attendant, bon appétit.

vendredi 16 janvier 2009

4 artistes pour une expo

C’est un beau début d’année pour les 4 artistes de cette exposition collective, présentée à Cormontreuil jusqu’au 18 janvier 2009.

La salle Suzanne Tourte, tout en pierre et en lumière, ajoute encore une valeur aux sculptures gourmandes de Liliane Caumont, aux collages travaillés de Michel Bénard, aux peintures fauves de Jean-Claude Bemben et aux pastels sensuelles de Claudine Estrade.

Une rencontre plurielle étonnante.












samedi 10 janvier 2009

"Comme à la parade" au cirque de Reims


En piste jusqu’au 1er février pour 36 représentations, le nouveau spectacle du Cirque éducatif promet 2 heures intensives d’humour et de prouesses. Un savoureux mélange.

C’est devenu une institution : chaque année, au cœur de l’hiver, c’est près de 35 000 enfants qui prennent place sur les gradins du cirque municipal de Reims, venus en car de toute la région avec leurs classes. Le Cirque Educatif, c’est environ deux représentations par jour pendant presque un mois : l’occasion pour ce chapiteau de pierre (l’un des derniers en France), de retrouver sa vocation première. Elégants éléphants, magicien raté, chiens footballeurs ou star du hula-hoop se succèdent ainsi sur la piste, livrant au public une parade alléchante en même temps qu’un scénario cohérent. Car c’est l’une des signatures de l’association : le spectacle annuel, riche et original, doit obéir à un thème et suivre une progression logique afin d’accompagner au mieux le travail pédagogique des enseignants (classes maternelles et primaires). De quoi lier plaisir et réflexion.
Le cirque dans le cirque
Le fil rouge de cette 28ème édition ? Le rêve obsessionnel d’un directeur de cirque, alias Hugues Hotier (créateur de tous les spectacles depuis les débuts de l’association), qui pour le prestige, veut offrir à son cirque une parade : il s’installe alors dehors sur des tréteaux, cherchant à attirer le public à l’intérieur, à coups d’arguments et de boniments. Autour de « Monsieur le Directeur » défilent les facétieux membres de sa troupe, exécutant tour à tour de mini-numéros, loufoques ou étonnants : des échantillons de spectacle, en somme, qui en font un vrai. « Les différents artistes sont originaires de plusieurs pays européens et ont été réunis par Hugues Hotier lui-même », précise Daniel Lemaître, président de l’association Reims en Fête organisatrice de la manifestation. « Il s’est rendu sur place, en Allemagne ou en Russie, à la découverte de numéros originaux : tous sont de très grande qualité ». Preuve de ce succès : 8 des 36 représentations seront ouvertes à tous les publics, notamment au cours des week-ends (en début et/ou milieu d’après-midi). Pour satisfaire petits et grands et assurer la parade.

vendredi 12 décembre 2008

Lumières


Visible jusqu’au 31 janvier, l’installation plastique « Lumière » éclaire déjà le café associatif rémois Cafégem. Une œuvre collective pleine d’éclat.

« Forme, texture, couleur » : c’est de ces 3 mots là qu’est partie Armelle Blary, artiste plasticienne à la tête d’un nouveau collectif d’apprentis créateurs, dans le cadre d’un projet soutenu par la DRAC et l’Agence Régionale Hospitalière. Près d’une vingtaine de pensionnaires du foyer l’Amitié, établissement rémois de réadaptation ou de convalescence psychiatrique, ont ainsi participé à l’élaboration d’une œuvre plastique originale : leurs dessins, de formes plutôt simples et familières, ont été réinvestis et gravés à la pointe sèche sur des plaques de plexiglas. Suspendues côte à côté à la manière d’un mobile, ces plaques sont aujourd’hui éclairées par un projecteur : « la lumière s’arrête là où on a travaillé », explique Armelle Blary au sujet du nom de l’œuvre, au-delà des « forme, texture et couleur » imposées. Et en effet, attirant le regard tout en transparence, les bandes se reflètent entre elles faisant presque ainsi danser les dessins... sur les murs qui les entourent.
Bar et œuvre d’art
Créée il y a 2 ans dans le cadre de la législation sur les Groupes d’Entraide Mutuelle (–gem de Cafégem), l’association semble fidèle à sa vocation : lieu d’échange convivial, le café propose différents clubs et ateliers (bar non alcoolisé, cuisine, informatique, jeux…) visant à faciliter l’insertion sociale de personnes connaissant des troubles psychiques, ainsi qu’à lutter contre leur isolement. Mais il accueille aussi des spectacles (théâtre, concerts, lectures…) et des expositions visibles par tous : « installer leur travail collectif dans un lieu ouvert constitue une véritable passerelle entre le groupe d’adhérents et le public extérieur », reconnaît Armelle Blary. Passez donc y prendre un café, vous verrez.

Cafégem, 12r Passe-Demoiselles à Reims

dimanche 16 novembre 2008

vendredi 7 novembre 2008

«Afterthought» : quand la pensée se met en retard...

Jusqu'alors installé à Châtillon-sur-Marne dans l’ancienne demeure d’une actrice de cinéma muet, l’espace de création contemporaine IrmaVepLab emménage à Reims. Impressions.

Un vernissage sans lumière, sans discours, sans champagne et… sans œuvre d’art.Des dizaines de gens qui arrivent au compte-goutte, qui se connaissent tous, polis, se saluent, prennent des nouvelles, font des projets. Ils portent des coiffures design ou des cartons à dessins, viennent de Paris pour certains, et cherchent à comprendre ce qui se passe ici.

« On attend quoi, là?
- Je ne sais pas, il va sans doute y avoir un speech ».

Tout s'explique : c'est de l'art contemporain, et tout doit s'expliquer. Mais le speech ne viendra pas. Les gens sur le trottoir semblent unanimes, même s’ils refusent de l’admettre, ou alors à demi-mot : il n’y a pas grand-chose à voir. "Mouais… ça ne me parle pas". Du coup, on n'en parle pas davantage. L'expo? Deux vidéos qui tournent en boucle (un homme dans la montagne et un garçonnet qui entoure un élastique autour d'une table), principalement. Ah, elle a beau jeu la vidéo ! Irremplaçable composante de l’art contemporain. Ca occupe, remarquez : des images, des couleurs, du mouvement, de la musique de fond... Le public est scotché, essaye d’analyser. Et puis plus loin, une poutre suspendue et un tas de cailloux ressemblant à des éponges. A l’étage, décevant couloir ne débouchant sur rien, quelques dessins gris et un texte écrit en tout petit-petit dans un grand cadre. Voilà. 8 minutes top chrono.

Le lieu? 240m2 derrière une porte cochère, qui font la fierté de l’association (soutenue par la DRAC et le Conseil Régional). Quelqu’un dit : « on se croirait dans La Petite Maison dans la prairie : une grange de ferme abandonnée ». Mais, exit Carrie Ingalls se mouvant dans la pelouse fraîche du Minesotta, on ne prend que plâtre, poussière, charpente et enduit qui salit les habits. Ce côté brut a des amateurs. Peu d'éclairage, température entre intérieur et extérieur, mise en valeur modeste de l'espace... Ca c’est sûr, on est loin du musée des Beaux-Arts. Ici, c'est l'art plutôt du côté des racines. Au président de l’association, entre deux congratulations : « pourquoi avez-vous quitté Châtillon pour vous installer à Reims ? » Réponse éclairée : «Ben… parce que le propriétaire de l’ancien lieu, qui hébergeait l’espace de création, a vendu la maison ». Mais encore ? Le concept est là, affirmé et reconnu, prêt à accueillir un nouveau public de curieux… avertis.


samedi 1 novembre 2008

Monocycle et multi-plaisirs

En avril prochain se tiendra à Reims la 5ème Coupe de France de monocycle. Rencontre au Gymnase du Chemin Vert, avec l’un des animateurs du club Roul ma Pool.

Le mardi, de 18 à 20h, c’est entraînement sur une roue pour les gamins du quartier : parties de basket, sauts de palettes, course sur des planches et avant tout, essayer de garder l’équilibre. Du tricycle au monocycle, il n’y a que 2 roues… et pas mal d’heures de travail. « Le vendredi, ce sont plutôt des adolescents ou des jeunes adultes qui viennent au club. Certains d’entre eux sont d’ailleurs très doués », reconnaît Christian Pennaforte, l’un des animateurs de cette association comptant entre 15 et 20 participants réguliers. « Au-delà de la compétition, la Coupe de France sera avant tout un bon moyen de rencontrer d’autres adeptes et d’échanger avec eux autour de cette passion ». Une passion, mais pas seulement : le monocycle a le vent en poupe, la fédération ayant vu doubler le nombre de ses adhérents entre 2004 et 2006. « Depuis quelques mois, je pars même travailler le matin en monocycle », ajoute-t-il. Et en cas d’intempéries, Monsieur parade avec un parapluie : un des nombreux avantages du vélo sans les mains.
La petite roue à grande échelle.
Une cinquantaine de clubs seront attendus, ainsi que des participants individuels : entre 300 et 500, au total. La seule condition : être inscrit à la Fédération France Monocycle. Au programme de ces 3 jours notamment, course d’orientation au Parc de Champagne, tournoi de Basket à René Tys et balade en ville : « un bon moyen de faire découvrir Reims aux monocyclistes venus d’ailleurs, mais également de montrer aux rémois tout ce qu’on peut faire sur cet engin ». Un engin qui vaut entre 70 euros (la moitié d’un vélo moins le guidon) et 400 euros (plutôt la roue de la fortune). Jonglage, cross, saut en hauteur, montée ou descente d’escaliers, et même courses de lenteur : c’est à celui qui se déplacera le plus lentement possible sur une planche, en avant ou en arrière et sans s’arrêter (le monde ne tourne décidément pas rond). Durant la manifestation, différentes activités seront également proposées : un petit festival récompensera ainsi les meilleures vidéos d’amateurs (2500 réponses pour « monocycle » dans YouTube). Ce sera camping pour tout le monde : une véritable piste aux étoiles.

vendredi 24 octobre 2008

mercredi 22 octobre 2008

Les langues de peinture se délient...


Visible au C.C.A.S (Centre Communal d’Action Sociale) jusqu’en novembre, l’exposition « Langues de peinture » réunit les habitants d’un quartier. Inauguration.

C’est dans la continuité du projet « Autre peau/Autre ville », série d’actions artistiques visant à sensibiliser les habitants du quartier Croix-Rouge à la démolition des immeubles situés Cours Eisenhower, qu’a vu le jour l’exposition « Langues de peinture ». Initiée en 2007, l’opération avait déjà livré une installation plastique éphémère sous le porche du n°25, exposant l’intérieur d’une chambre, tout en meubles et petites habitudes quotidiennes. « En démolissant ces immeubles, on n’abat pas seulement du béton », confie Armelle Blary, artiste plasticienne en charge du projet. « Pour certaines personnes, c’est 30 ans de vie qui sont happées en quelques secondes. L’ambition de cet atelier était de faire émerger la sensibilité et l’émotion ressenties à l’égard de ces modifications du paysage ». Quelques habitantes du quartier se sont donc particulièrement investies dans le projet. Sous l’impulsion d’Armelle Blary, très présente à leurs côtés, des dessins ont été réalisés autour du thème de la maison (appartements, meubles, objets…), avant d’être reproduits sur de grands bandeaux de peinture, qui font aujourd’hui la fierté de leurs auteurs. « La rénovation des quartiers est un évènement parfois traumatisant, accompagné de nombreuses inquiétudes concernant l’avenir », reconnaît Eric Quénard, président de l’organisme logeur Reims Habitat. « Mais il ne faut pas perdre de vue l’objectif de ces restructurations : il s’agit avant tout d’améliorer le cadre de vie des résidents afin qu’ils s'y sentent mieux ». Car outre l’expérience commune de la transformation d’un paysage, cet atelier a surtout été l’occasion de réunir des familles, des femmes en situation parfois difficile et aujourd’hui, d’inviter les quartiers à se rencontrer. L’exposition « Langues de peinture » se tient donc dans les locaux du CCAS, rue Voltaire, prête à faire connaître et partager cette expérience humaine qui dure depuis 18 mois.

samedi 18 octobre 2008

Invitation au voyage chez Rose et son roman.

Jusqu’au 12 janvier, c’est autour d’une tasse de thé que vous pourrez contempler les peintures, sculptures et carnet de voyage de Catherine Lê Van, artiste d’origine vietnamienne.

18h30. Une foule de connaissances, d’habitués, peut-être, et de curieux, se presse à la librairie Rose et son roman. On bavarde, on tourne des pages et plus particulièrement ce soir, celles d’un intrigant autre livre rouge aux promesses orientales : Mon Oncle de Hanoï. Entre deux échanges, Catherine Lê Van, paisible et attentive, se souvient : « Je suis allée au Vietnam pour la 1ère fois en 1994, avec mon père. Nous avions toujours rêvé de partir sur les traces de nos ancêtres, à la rencontre de notre famille ; ce pays nous fascinait ». Le petit livre rouge est en fait son carnet de voyage, qui rassemble les dessins, croquis de lieux, visages et autres instants intimes du séjour, ainsi que de courts textes racontant son histoire de famille. « J’ai découvert la maison de mon oncle, mes cousins, leur façon de vivre et surtout, une nouvelle source d’inspiration. J’ai eu envie de travailler autour de thèmes différents ». Depuis, elle y passe environ un mois par an, à la recherche notamment des objets traditionnels qu’elle place au centre de sa peinture : paniers à riz confectionnés dans des tribus vietnamiennes, pots en bronze, paniers de pêche salis par le temps… Des objets neutres mais confidentiels, dont elle efface un peu du caractère exotique. Les couleurs, plutôt sombres, ainsi que l’absence de superflu, de détail, confèrent à ses toiles une allure occidentale en vogue. « J’ai eu l’occasion de rencontrer de jeunes artistes vietnamiens, lors de mes séjours : ils se dirigent vers une peinture de plus en plus moderne et recherchent de nouveaux supports d’expression. La soie et la laque, par exemple, sont délaissées au profit de techniques aux influences européennes évidentes ». Mais pour l’artiste, qui travaille également depuis toujours sur le thème de la mer, ces voyages sont aussi l’occasion de découvrir des méthodes plus traditionnelles et de subir en retour, l’influence orientale. Papier de riz, encre de Chine, portraits aux tons plus doux et plus évocateurs… La peinture de Catherine Lê Van, sobre et sophistiquée à la fois, a quelque chose qui lui ressemble. Son prochain départ est, quant à lui, fixé pour la fin du mois de novembre.

mercredi 15 octobre 2008

Culture et fantaisie : piliers du « Comptoir des Rêves »

A quelques semaines de son deuxième anniversaire, la librairie-café est plus éveillée que jamais. Petite visite guidée.

11h devant le 6, rue du Barbâtre. L’enseigne, teintée de jaune et bleu, attire le regard et invite à s’approcher davantage : derrière la vitrine, livres et bandes dessinées côtoient de petites figurines, lutins et autres trolls, achevant de convaincre un amateur hésitant à pousser la porte. Chose faite. A l’intérieur, le comptoir et, tout autour… les rêves. A commencer par ce parfum de grains de café, moulus à l’ancienne par le libraire lui-même, accompagnant les bavardages jusqu’au petit salon. Un véritable retour vers le futur. En guise de décoration, quelques objets discrètement parsemés, cartes postales, mugs et carnets féeriques, ainsi que des toiles empreintes d’un univers fantastique. « Je les expose, mais je ne les vends pas », plaisante Julien Ferré. « Je peux juste mettre en relation le peintre avec les gens intéressés, ou simplement curieux». Car bien plus que la vente de livres, c’est la vocation culturelle de son projet qui importe : faire de sa librairie un lieu d’échanges, notamment grâce à la découverte et à la rencontre de conteurs, musiciens, et auteurs, autour d’une passion commune. Celle des «mauvais genres, souvent dénigrés, mais qui regorgent pourtant d’intérêt » : fantastique, merveilleux, science fiction, policier… tout ce qui, en somme, évoque l’évasion et l’imaginaire. Au fil des rayons, on découvre ainsi romans, nouvelles et mangas, neufs ou d’occasion, best-sellers ou plus confidentiels. De Peter Pan au Seigneur des Anneaux, il y en a pour tous les rêveurs : Dorine, épouse du libraire en charge du rayon jeunesse, précise : « j’essaye de choisir des livres bien illustrés, dans des genres variés et adaptés aux différentes tranches d’âges ». Ce petit coin, réservé aux apprentis sorciers, est d’ailleurs celui qui connaît le plus vif succès tandis qu’un rayon philosophie/psychanalyse est en cours d’élaboration, sur les thèmes du rêve et de la mythologie. Auprès de la clientèle, le lieu semble faire l’unanimité. Certains sont des habitués qui viennent y déjeuner sur le pouce (ou sur la terrasse) tandis que d’autres ne s’y arrêtent qu’à l’occasion d’évènements particuliers : dédicaces, lecture de contes, slam… Intuition ou prémonition : le Comptoir des Rêves peut encore compter sur de beaux jours.

mercredi 8 octobre 2008

Baisse du pouvoir d'achat

19h25, octobre 2008, Crise financière et Mois-de-l'Hyper-Pouvoir-D'achat chez Carrefour.

mercredi 1 octobre 2008

"Portrait d'un lycée"


Dans le cadre des projets culturels d’établissements (financés par le Conseil Régional à hauteur ici d'environ 12000 euros), l’œuvre de l’artiste plasticien Ismaël Kachtihi del Moral a été saluée avec l'inauguration des nouveaux locaux du lycée Joliot Curie. Ce « Portrait d’un lycée », première résidence d’artiste dans la région, est censée s’inscrire dans une démarche d’ouverture culturelle et pédagogique... Hélas, elle n'est visible que du premier étage, et encore qu'à moitié. Au milieu de ces plaques bleues, posées sur la pelouse, sont recopiées les phrases naïves et ado des élèves, illisibles vues d'en haut. D'ailleurs illisibles aussi vues d'en bas, à moins de se pencher dessus à la verticale : "mon orthographe n'est peut-être pas parfaite, mais je peux penser" dit l'une d'entre elles. Mais à quoi donc? Un travail sans beaucoup de relief, sans trop de fatigue...